Samedi 18 novembre 2017

La compagnie Adok en scène et l’actrice Annaïk Dokhan présente La femme qui frappe une pièce de Victor Haïm et une mise en scène de Jérémy Martin.

20h30 – Centre Georges Brassens

Tarif : 10 € – Réduit (chômeur, étudiant) : 5 €

Réservation : 01 34 93 26 00

La femme qui frappe, la sténo qui résiste, la dactylo qui lutte !

Lutte des classes et lutte de la femme. Lutte contre les abus d’un patronat peu scrupuleux et bien pervers. Lutte surtout pour exister et rester digne, même dans la mort.

L’auteur et sa plume nous transportent dans son univers drôle, absurde et décalé avec une telle force et une telle finesse, que l’on ne peut sortir indemne de cette œuvre.

Dans une chambre à peine plus grande qu’un placard, transformée en véritable capharnaüm, notre héroïne passera du rire aux larmes, de la robe de chambre à la sensualité, parfois en chantant, parfois en dansant, mais toujours avec force et détermination.

La langue de Victor Haïm est truculente, le jeu de l’actrice le sera également. Inattendue et percutante, elle nous entraînera dans un tourbillon d’émotions au son de J.S. Bach ou Ella Fitzgerald.

Seule en scène, elle parviendra à faire exister de manière forte son auteur de patron au bout du fil, un peu comme une confession parfois, lui qui, tel un dieu tout puissant, tire les ficelles de la vie de notre chère dactylo, et même de la mort de son défunt mari.

Même si un cercueil figure sur scène, c’est le ton de la fable qui domine ici et qui permet de traiter des sujets graves par le rire.

Une certaine légèreté fantaisiste et beaucoup de truculence en feront un spectacle complet : drôle et émouvant à la fois.

Jérémy Martin