Le blason

Le blason est doté d’un animal symbolique capable de vivre dans le feu : la salamandre.

blasonLa ville du Mesnil-le-Roi, dispose depuis 1952 d’un blason qui porte : “d’azur à deux éperons d’or à l’antique avec leurs sous-pieds l’un sur l’autre, celui de la pointe contournée ; les courroies aussi d’or liées et entrelacées au coeur de l’écu au chef d’argent chargé d’une salamandre de gueules accostée de deux fleurs de lys cousues d’or couronne murale à cinq tours crénelées, celle du milieu surmontée d’un faucon d’or grilleté et longué du même ; la tête contournée, au manteau semé de France, voletant, attaché au col d’un ruban d’argent”.

Comme nombre de cités qui ont adopté les armoiries de leurs anciens seigneurs, la ville porte celles de La Salle “les éperons”, augmentées ici d’un chef propre “une salamandre et un faucon”.

Seigneurs de Carrières-sous-Bois, les de La Salle, étaient originaires de la Soule (pays Basque).

Jean 1 de La Salle, capitaine gouverneur de Saint-Germain-en-Laye en 1542 devint châtelain de Carrières par mariage en 1548. Le fief devait rester dans la famille jusqu’en 1778, date à laquelle Nicolas Adrien de la Salle le céda au Comte d’Artois, pour couvrir une partie de ses dettes.

Ce Nicolas, fut un personnage haut en couleurs : officier sans envergure sous Louis XV, cabaretier, propriétaire malchanceux d’une des premières manufactures de porcelaine sous Louis XVI, devenu marquis par mariage, écrivain, général recevant les clés de la Bastille le 14 juillet 1789, révolutionnaire et Gouverneur de Saint-Domingue en 1792, il termina ses jours à l’asile de Charenton en 1818.

La Salamandre et le Faucon

Ces deux animaux, qui agrémentent le chef du blason, sont repris sur le bas-relief de la tourelle du château de Vaux.

La salamandre, emblème de François 1er, est un amphibien batracien à la forme d’un lézard, pouvant mesurer 1,5 m de longueur. Cette créature, parfaitement inoffensive, est un animal symbolique de la croyance populaire, capable de vivre dans le feu et d’en activer l’ardeur. François 1er l’accompagnait d’une devise “Je m’en nourris et je l’éteins”.

L’oiseau de proie, placé sur le chef a une signification moins certaine. Il pourrait s’agir d’un faucon rappelant le goût du roi pour la chasse ou d’un phénix, emblème d’Éléonore d’Autriche, seconde épouse de François 1er.

Le phénix, oiseau qui renaît de ses cendres, doué de longévité et symbole de la double royauté de cette sœur de Charles Quint qui fut reine du Portugal avant de devenir reine de France.