Dossier :
Affaires sociales et communication

e-messager

Elisabeth Messager est née à Maisons-Laffitte, mariée avec un Mesnilois. Arrivée sur la commune en novembre 1974, elle s’est engagée dans la vie associative puis tout naturellement dans la vie
municipale sans pour autant négliger sa vie de famille avec ses 3 enfants et ses 7 petits-enfants.
Après plusieurs mandats de conseillère municipale et de maire-adjoint, elle est aujourd’hui en charge des affaires sociales et de la communication qui recouvrent de multiples facettes.

Savoir écouter pour communiquer

Les Affaires Sociales et la Communication recouvrent des domaines très vastes et très différents. Pouvez-vous les préciser ?
Sur notre commune, les affaires sociales concernent toutes les tranches d’âge dont les attentes sont différentes. De la petite enfance à la jeunesse (crèche, centre de loisirs), aux personnes âgées en passant par le logement social, le handicap…
La communication couvre les publications municipales (Lettre du Mesnil, Guide), le site Internet, ces dossiers ont été le soin d’un relookage important ; se rajoutent la création des banderoles, les affiches annonçant les manifestations mais aussi les relations avec le monde associatif.
Ce sont des domaines importants demandant des convictions, de la sincérité, le sens de l’écoute, l’art de la patience, une pointe de curiosité, et l’application naturelle du principe de confidentialité.

> Les 518 logements sociaux, se répartissent dans des quartiers du Nord au Sud de notre commune.

> Les 518 logements sociaux, se répartissent dans des quartiers du Nord au Sud de notre commune.

En ce qui concerne les logements sociaux, que fait et que peut faire la mairie ?
Ce dossier est particulièrement sensible. En effet, la ville ne possédant aucun logement à son actif, elle doit se soumettre à la procédure définie depuis la réforme avec la mise en place du numéro unique régional, un dispositif que beaucoup ignorent. Sur le Mesnil les 518 logements sociaux appartiennent à trois bailleurs différents dont la gestion leur est propre : La Sablière, l’Opievoy et Efidis.
Elle ne dispose d’un droit d’attribution que sur environ 20 % de ce parc locatif mais ne décide pas.
C’est une commission régionale qui attribue le logement sur des critères variables : ancienneté de la demande, charges de famille, capacité de remboursement…
La commune présente à chaque fois 3 dossiers, parmi lesquels la commission est libre soit d’en choisir un, soit de donner la priorité à un candidat non mesnilois ou qui bénéficie d’un Droit Au Logement Opposable “D.A.L.O.”. Ces derniers bénéficiaires sont affectés par la Préfecture et les Mesnilois ne sont pas prioritaires.
En résumé, le pouvoir du maire se limite à établir la liste de 3 candidats avec un ordre de préférence sans être assuré qu’il en sera tenu compte. Ce qui est de plus en plus le cas en raison de la pénurie actuelle de logement sociaux en Île-de-France.
Nous sommes trop souvent confrontés à des demandes d’urgence de relogement que nous ne pouvons pas traiter sur le champ malgré les circonstances parfois dramatiques. Nous ne restons pas sans agir, nous essayons de trouver des solutions d’attentes. La complexité de la situation c’est que ces demandeurs n’ont aucune certitude d’être logés au Mesnil.

Pour toute demande de logement un dossier complet doit être constitué auprès du service des affaires sociales qui apportera aux demandeurs toute l’aide et conseils nécessaires. Il interviendra régulièrement auprès des bailleurs, auprès des services sociaux du Département et de la Préfecture.

La volonté de l’État de nous faire construire davantage de logements sociaux ne résoudra pas les souhaits de nos concitoyens car la Préfecture doit également assurer “la mixité sociale”.

Ce sont des domaines importants qui m’ont été confiés par le maire qui demandent beaucoup d’écoute, de patience, de curiosité et de confidentialité.

Que fait-on pour ceux qui se trouvent en situation de précarité ?
Le Mesnil doit faire face, moins qu’ailleurs peut-être, au chômage, à l’isolement et au problème lié au handicap… Toute personne rencontrant des difficultés est assurée d’une écoute particulière, attentive et discrète de notre service des affaires sociales. Celui-ci contacte les organismes compétents pour obtenir, selon la situation, les allocations ou aides financières. Pour les personnes âgées, isolées, des contacts et des visites à domicile sont organisés particulièrement pendant l’été avec le dispositif Yvelines Étudiants Seniors “Y.E.S”. Cette année les deux étudiantes Angélique en juillet et Estelle en août, ont rendu visite à plus de 30 personnes âgées qui les ont fort appréciées.

Si parfois la tâche semble difficile, elle reste passionnante et stimulante.

Et pour les Seniors qu’elle est l’implication de la ville ?

> Le repas de Noël, un moment festif et convivial pour nos aînés.

> Le repas de Noël, un moment festif et convivial pour nos aînés.

J’entends souvent dire, qu’en dehors des aides sociales, la commune faisait beaucoup pour nos aînés ! Certes les anciens ont le privilège de l’âge, celui du respect que nous leur devons et de l’attention que nous pouvons leur
porter. Pour faire simple, la ville met à leur disposition le foyer André Malraux, 2 fois par semaine pour se rencontrer et partager un petit goûter ; elle les invite au repas de Noël en décembre, et au goûter de printemps. Je voudrais souligner que les frais des sorties, des voyages en France ou à l’étranger, organisés par “Atout’Âge” avec notre soutien administratif sont supportés par les participants sans financement de la mairie, sauf intervention rare du C.C.A.S., selon des critères bien précis. Alors, si nous comparions le budget alloué aux équipements sportifs et culturels, même si celui-ci est justifié, celui consacré aux seniors reste très modéré.

Existe-t-il des aides directes de la commune ?
Oui, c’est dans les missions du Centre Communal d’Action Sociale “C.C.A.S” qui est un établissement public, présidé par le maire, composé d’élus et de Mesnilois représentant le secteur associatif social. Il attribue notamment des aides ponctuelles sous forme de bons d’achat alimentaire ou prend en charge directement certaines dépenses de personnes en difficulté. J’ajoute que cette action est efficacement soutenue et complétée par des associations sociales
ou caritatives comme le Secours Catholique.

Vous avez évoqué la petite enfance, la jeunesse ?

Des bambins heureux investissent les jeux et les pelouses de la crèche Aglaé. Juin 2012

Des bambins heureux investissent les jeux
et les pelouses de la crèche Aglaé. Juin 2012

Les parents de jeunes enfants peuvent confier leurs petits dans notre crèche, selon les places disponibles. Cette structure municipale, disposant de 62 berceaux, a évolué au cours des ans répondant à l’évolution des besoins des familles. Elle accueille en moyenne, par an, une centaine d’enfants de 3 mois à 3 ans. Une autre possibilité de garde, est de faire appel aux assistantes maternelles agrées par le Département dont une liste est disponible en mairie ou sur le Site Internet de la ville. Certaines d’entre elles se regroupent dans l’association l’Île aux Pitchounes à laquelle nous apportons notre soutien.
Dès 3 ans, le centre de loisirs maternel et primaire accueille et encadre vos enfants. Cette année près de 80 enfants participent aux animations des mercredis après-midi et des vacances scolaires. Les activités, les sorties sont organisées et planifiées, par nos animateurs, selon les tranches d’âge.
Entre 12 et 25 ans, les loisirs pour les jeunes mesnilois et mansonniens sont organisés en intercommunalité au sein de l’Espace Jeunesse situé à Maisons-Laffitte.

Je pense avoir été trop bavarde et n’ai abordé que quelques points clés de nos interventions. Chacun sait que, dans la période actuelle de crise, les besoins même au Mesnilois ne font que s’accroître. La taille de notre commune et la baisse de ses ressources ne permettent pas d’offrir tous les services que nous souhaiterions.

Parlons de la communication : quelle est le champ de votre action ?
Comme je vous le dis un peu plus haut, la Lettre et le Guide ont changé de look et ces parutions semblent être bien accueillies.
En accord avec le maire, ma responsabilité de “rédacteur en chef ”, est de définir les sujets avec les élus, d’organiser la mise en page avec une graphiste mesniloise et de gérer les liens avec l’imprimeur et les annonceurs.
Cela demande de la patience, de nombreuses heures à rédiger puis à lire, relire, corriger, revoir un texte à la dernière minute. Puis vient aussi l’inquiétude quand le dossier est sous presse et que le doute s’installe sur l’erreur cachée ! Mais il faut avancer et penser au numéro suivant.

En ce qui concerne le site Internet de la ville, vous avez découvert dernièrement sa nouvelle conception. J’espère qu’il correspond à vos attentes et mon souhait est qu’il devienne un outil d’informations très utilisé. Nous enrichissons progressivement les rubriques afin que chacun puisse trouver rapidement toutes les informations utiles. Il est prévu d’intégrer prochainement le paiement en ligne pour certaines prestations (cantine, centre de loisirs, crèche).

> Ci-dessus quelques documents qui sont l’illustration même de l’évolution normale du monde de la presse écrite de notre commune.

> Ci-dessus quelques documents qui sont l’illustration même de l’évolution normale
du monde de la presse écrite de notre commune.

Vous connaissez de nombreuses associations ?
En effet, je les côtoie depuis plusieurs années, qu’elles soient anciennes ou nouvelles j’ai une grande attention à leurs demandes et aux différents soucis qu’elles peuvent rencontrer. Les échanges se font toujours dans une ambiance conviviale et agréable. Elles participent pour la plupart à l’animation de la commune et j’essaie de satisfaire leur attente. La vie associative mesniloise est très riche et très active comme l’a encore démontré le
forum des associations organisé par l’A.S.M.R. le 29 août dernier.
Remercions le dynamisme, la motivation, la disponibilité de tous les bénévoles qui encadrent les activités. Qu’elles soient sportives, culturelles ou sociales mon rôle est d’établir des liens avec toutes.

En conclusion, je tiens à remercier tout particulièrement le maire pour la confiance qu’il m’accorde, les services municipaux sans lesquels je ne pourrai pas avancer et toutes les personnes avec qui je travaille de loin ou de près. Si parfois la tâche semble difficile, elle reste passionnante et stimulante.