Dossier :
Travaux

p-dugard

Philippe Dugard est né à Maisons-Laffitte. Diplômé du Conservatoire National des Arts et Métiers, il a fait toute sa carrière professionnelle dans un grand groupe français du B.T.P. en France et à l’étranger, participant à de nombreux chantiers et notamment à la réalisation des installations des jeux olympiques de Grenoble en 1968 et à la restauration du dôme des Invalides en 1989.
Mesnilois depuis 1973, il rejoint l’équipe municipale de Marc Demeure en 2001.
Il met son expérience au service des Mesnilois dans les domaines de la voirie et des travaux urbains.

D’un chantier à l’autre

Vous avez été président de l’A.S.M.R. pendant 15 ans, quels souvenirs en gardez-vous ?
Dès mon arrivée sur la commune en 1973, j’ai participé à la création de l’A.S.M.R. en tant que vice-président. Elu président en 1996, j’ai occupé cette fonction jusqu’en 2011, année où j’ai transmis le flambeau à Philippe Halot. En 1998, la ville a réalisé un premier gymnase ce qui a permis d’accueillir de nouvelles disciplines sportives. Aujourd’hui, disposant d’un deuxième complexe sportif, l’A.S.M.R. s’est développée. Elle compte 1200 adhérents repartis dans 12 sections. Ce succès est dû en grande partie à l’engagement à mes côtés de nombreux bénévoles qui n’ont pas ménagé leur peine, avec lesquels se sont tissés des liens d’amitié.

> Rabottage de la couche de roulement sur la R.D. 157, rue Maurice Berteaux.

> Rabottage de la couche de roulement sur la R.D. au 157, rue Maurice Berteaux.

En charge des travaux, quels chantiers avez-vous conduit au Mesnil ?
Depuis 2001, sous l’impulsion du maire Marc Demeure et de celle de son successeur Serge Caseris, de multiples chantiers ont été menés à bien. Pour ne citer que les plus importants :
• en voirie : réhabilitation du boulevard Pasteur, de l’avenue des Marronniers en passant par les rues Maurice Berteaux et de nombreuses voies communales;
• en bâtiment, la restauration du clocher de l’église Saint-Vincent, la réalisation d’un nouveau gymnase et ses annexes et plus récemment la Maison de Santé Pluridisciplinaire que beaucoup de communes voisines nous envient.

> Enfouissement des réseaux et réhabilitation de la voirie, rue de Romilly.

> Enfouissement des réseaux et réhabilitation de la voirie, rue de Romilly.

Comment se conduit un chantier ?
On s’étonne toujours du temps écoulé entre l’annonce d’un projet et sa réception effective : quelques mois pour certains et plusieurs années pour d’autres.
Les raisons principales sont la formalisation et la nature du projet, la recherche des financements, le respect des procédures administratives encadrées par le Code des Marchés publics :
• Rénover la couche de roulement d’une voirie ou mettre aux normes un arrêt de bus, est relativement simple et réalisable dans des délais raisonnables. La phase la plus délicate est de trouver des financements qui compléteront les fonds propres de la commune.

> Extension du hangar à bateaux de la base nautique.

> Extension du hangar à bateaux de la base nautique.

Puis il faut consulter des entreprises qualifiées et choisir la mieux “disante”. Pour ce type d’ouvrage, le suivi de l’opération est assuré par les élus et les services techniques municipaux.
• Les réalisations plus complexes, telles que la réhabilitation complète d’une voie communale, sont un tout autre challenge : elles comprennent l’inspection télévisée du collecteur d’assainissement, son changement ou son chemisage, le remplacement éventuel de la conduite d’eau potable, l’enfouissement des réseaux aériens (éclairage public, basse tension, téléphone, câble), les études avec les concessionnaires, la reprise en sous oeuvre des fondations, et enfin la couche finale généralement en enrobé sur les trottoirs et la chaussée. Même procédure pour des projets de nouveaux équipements. Il faut dans les deux cas choisir, après consultation élargie, un Maitre d’oeuvre ou un architecte en fonction de ses références et la qualité de son avant-projet.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le prix d’un mètre linéaire de voirie varie selon la nature des travaux :
• Réhabilitation complète d’une voirie communale : environ 1 800 € (estimation variable suivant la largeur de la voie)
• Rénovation de la seule couche de roulement après rabotage : environ. 20 € du m2 soit 120 € pour une rue de 6 m de largeur.

Le suivi du chantier qui fut mon métier, me passionne même si je ne peux répondre à toutes les sollicitations.

> Décaissement de la chaussée pour reprise des fondations,rue des Marronniers.

> Décaissement de la chaussée rue des Marronniers pour reprise des fondations .

• La recherche de subvention est une longue traque auprès du Conseil Départemental, du Conseil Régional, du Fond National d’Aménagement et de Développement du Territoire, de la Dotation d’équipement des Territoires Ruraux, du Syndicat d’énergies des Yvelines, etc. Sans oublier une quantité de dossiers à constituer. Parallèlement, le Conseil Municipal doit affecter les fonds nécessaires, souvent sur plusieurs exercices.
Ces étapes franchies, la mairie lance un appel d’offres en ligne dans des revues spécialisées en suivant des procédures très strictes. Le choix de l’entreprise ou des entreprises adjudicataires est fait par une commission présidée par le Maire, en présence, le cas échéant, de représentants de la Direction Générale de la Concurrence et de la Répression des Fraudes. Le contrôle de légalité sur le choix du prestataire est assuré par les services de la Préfecture.

> Modernisation des branchements d’eau potable.

> Modernisation des branchements d’eau potable.

Le chantier, l’opération la plus valorisante du projet, peut enfin commencer. On voit donc se concrétiser l’aboutissement de nos efforts. Mais il faut suivre, chaque semaine : l’avancée des travaux, les modifications éventuelles à apporter, intégrer parfois les remarques des riverains. Cette phase, qui fut mon métier, me passionne même si je ne peux répondre à toutes les sollicitations soit pour des raisons techniques, soit pour des raisons de coût car chaque modification au marché donne lieu à un avenant, rarement gratuit !

Aujourd’hui, quels sont vos travaux en projet ?
Ce ne sont pas mes projets mais ceux de l’équipe municipale actuelle ! Nous nous étions engagés lors de la campagne électorale à :
• Aménager un terrain de football synthétique sur le stade Maurice Rein
• Créer une plateforme de skateboard et de BMX rue du port
• Construire de nouveaux locaux contigus au groupe scolaire Jean Jaurès pour augmenter les possibilités d’accueil du réfectoire et des activités périscolaires
• Restaurer la partie extérieure du choeur de l’église Saint-Vincent
• Poursuivre la rénovation de nos rues.

Deux de ces projets sont en bonne voie de réalisation :
Le terrain synthétique du stade Maurice Rein
Le financement en vue du remplacement de la surface de jeu est atteint grâce aux subventions accordées par le Conseil Régional, le Conseil Départemental et la Ligue Île-de-France de Football. Le sénateur Alain Gournac nous a par ailleurs attribué une somme significative au titre de sa réserve parlementaire. Qu’il en soit ici, sincèrement remercié. Le maître d’oeuvre a terminé ses études préalables. Sept entreprises spécialisées ont répondu à l’appel d’offres. L’attribution sera effective pour la fin de l’année. Les travaux devraient commencer au 2ème trimestre 2016 pour se terminer en août. L’éclairage sera mis aux normes, la rénovation des vestiaires est à l’étude.
La restauration du chevet de l’église
La partie extérieure du choeur est en très mauvais état et nécessite une intervention que je qualifierais d’urgente. L’architecte du patrimoine des Yvelines retenu a terminé son avant-projet détaillé. La demande de subvention relative à la première phase de travaux a été adressée à la Direction Régionale des Affaires Culturelles “D.R.A.C.” qui a émis un accord de principe. Ce préalable étant acquis, le dossier va être transmis au Conseil Départemental. Nous espérons une réponse positive ce qui permettrait de débuter les travaux au 2ème semestre 2016.
En ce qui concerne la réalisation d’une plateforme de skateboard et de B.M.X. ainsi que l’extension du groupe scolaire Jean Jaurès, les études sont en cours. Les architectes choisis ont rendu leurs copies. Les avant-projets définitifs vont être présentés aux organismes susceptibles de les financer dans le cadre d’un contrat triennal. Il est évident que le contexte actuel de restriction des dotations de l’état aux collectivités locales laisse planer un doute sur l’importance
de ces subventions. Nous avons néanmoins bon espoir mais nous ne nous engagerons qu’avec des certitudes…

> Réhabilitation de la rue Fould.

> Réhabilitation de la rue Fould.

Avez-vous planifié des travaux de voirie pour 2016 ?
Le Conseil Municipal ne se prononcera que lors du vote du budget. Nous ignorons encore quelles seront nos capacités financières car l’état nous privera de ressources habituelles et nous ne pouvons pas évaluer, à ce jour, l’impact financier pour le Mesnil de la création de la future Agglomération à laquelle nous sommes rattachés depuis le 1er janvier.
Sous ces réserves déterminantes, qui nécessiteront certainement un arbitrage, et en accord avec le maire, je proposerai trois projets :
• La rue des écoles : elle n’est guère avenante et le passage des engins de chantiers, utilisés pour la construction d’une résidence de 17 logements, ne l’ont pas arrangée. Nous en profiterons pour enfouir les réseaux.
• La rue Henri Moissan (tout ou partie) : le S.E.D.I.F. a procédé au changement de la canalisation d’eau potable de cette voie qui datait, pour partie, de l’année 1913 ! La voirie devant être remise en état, nous allons bien entendu mettre à profit cette réhabilitation pour enfouir les réseaux actuellement aériens.
• La rue des Graviers : enfouissement des réseaux.

Je rappellerai qu’en 2015, la rue des Marronniers et la rue Pasteur ont été rénovées. Ces deux chantiers ont représenté pour la commune une dépense de 800 000 €.

C’est votre troisième mandat d’élu et de maire adjoint. Quels enseignements en tirez-vous ?

> Visite du chantier de la transformation d’une ancienne laiterie en Maison de Santé pluridisciplinaire.

> Visite du chantier de la transformation d’une ancienne laiterie en Maison de Santé pluridisciplinaire.

J’ai toujours aimé ce métier et je continue à me sentir à l’aise dans mes fonctions même si ce n’est pas toujours facile car on aimerait faire plus et plus vite ! D’un chantier à l’autre, j’apprécie les contacts avec les Mesnilois même lorsque nous ne pouvons répondre à toutes les demandes. C’est la caractéristique d’une petite commune d’avoir cette proximité avec nos concitoyens, avec son lot de félicitations et quelquefois… de critiques. Les activités municipales
sont aussi faites d’une multitude de réunions, de manifestations, de partage en équipe, pas toujours unanime ! Ce qui remplit un agenda et me fait oublier que je suis “en retraite”.