Dossier :
Bâtiments communaux

a.boutigny

Alain Boutigny, maire-adjoint en charge des bâtiments communaux, est né à Paris et réside au Mesnil-le-Roi depuis 1955 comme tous les membres de sa famille.
Il est entré dans la vie active à l’âge de 14 ans et six ans plus tard, en 1972, il crée à Maisons-Laffitte sa propre entreprise d’électricité et de sécurité qu’il préside toujours.

Des bâtiments communaux surveillés et entretenus

La maison rue Maurice Berteaux qui offrira des possiblités d’accueil pour des activités mais sa réhabilitation n’est pas programmée dans l’immédiat.

La maison rue Maurice Berteaux qui offrira des possiblités d’accueil pour des activités mais sa réhabilitation n’est pas programmée dans l’immédiat.

Vous avez la responsabilité des bâtiments communaux, qu’est-ce que cela recouvre ?
La commune dispose d’un patrimoine immobilier important et très varié : historique avec l’église, administratif avec la mairie et ses annexes, sportif avec les gymnases, les installations de tennis de la rue de Bellevue, culturel avec le Centre Brassens, la bibliothèque et les salles du centre André Malraux, social avec la crèche, la Maison médicale pluridisciplinaire et bien entendu scolaire avec les écoles.
À cela s’ajoutent huit appartements rue Jean Jaurès et neuf autres rue des Peupliers où logent des enseignants et du personnel communal. La commune possède enfin deux maisons, rue Maurice Berteaux acquises il y a six ans. L’une d’elles n’a pas encore de destination précise. Nous souhaiterions l’affecter à des activités mais sa réhabilitation suppose des financements assez importants non encore définis.

Quelles sont vos missions ?

des appartements pour le personnel communal, récemment rénovés.

des appartements pour le personnel communal, récemment rénovés.

Elles sont multiples et couvrent plusieurs actions. La plus importante est de veiller à l’entretien de la plupart de ces bâtiments, en relation étroite avec les services de la mairie et mes collègues qui sont en charge des activités : sport, social, culture, associations.
Cet entretien amène à programmer des travaux urgents, indispensables à court ou moyen terme comme les réparations courantes, la restauration des bâtiments les plus anciens, les mises aux normes fréquentes et coûteuses, les contrats de nettoyage, de chauffage, d’électricité, la mise en place de la vidéo-surveillance dans certains locaux…
Mais lorsque la municipalité conduit des projets d’une importance plus large, la responsabilité peut être partagée ou déléguée à un chef de projet.

La vidéo-surveillance répond aux règles strictes de la réglementation et requiert des autorisations préalables de la Préfecture.

Vous évoquez la vidéo-surveillance, où en sommes-nous ?
Il faut distinguer la vidéo-surveillance des rues et celle des bâtiments publics.
Celle des rues relève de la voirie.

Lecture d’une bande de vidéo-surveillance à la bibliothèque Émile Littré.

Lecture d’une bande de vidéo-surveillance à la bibliothèque Émile Littré.

Nous avons aujourd’hui trois caméras, ce qui est insuffisant je vous l’accorde. Mais nous sommes confrontés à des problèmes techniques et financiers. Nous aurons peut-être plus d’opportunités, lorsque la fibre optique sera enfin en place.
Pour les bâtiments
Nous constatons, hélas, des dégradations et des intrusions de plus en plus nombreuses. Pour y mettre un frein, nous avons décidé de mettre en place progressivement des caméras sur : la bibliothèque Emile Littré, les équipements sportifs, le groupe scolaire Jean Jaurès et le centre Brassens. De même, pour des raisons évidentes de sécurité dans le contexte actuel, nous avons établi des accès sécurisés à la mairie et aux gymnases.
Je précise, si besoin était, que cette vidéo-surveillance répond aux règles strictes prévues par la réglementation et requiert des autorisations préalables de la Préfecture. Les images captées sont effacées tous les 30 jours et ne sont accessibles qu’à des personnes habilitées : police, maire et maire-adjoint chargé de la sécurité.

5 000 euros

c’est le coût approximatif d’une porte de sécurité destinée à l’école du Clos de La Salle, de la crèche ou bien encore du gymnase…

Quels sont les projets en cours ?

Un autre bâtiment communal où réside du personnel et quelques enseignants.

Un autre bâtiment communal où réside du personnel
et quelques enseignants.

Chaque année, nous évaluons les besoins liés à l’entretien courant mais ils sont toujours supérieurs aux moyens disponibles !
À titre d’exemple : retraiter les façades en bois de l’école du Clos de La Salle, de la crèche ou du gymnase représente chacune des dizaines de milliers d’euros… une porte de sécurité aux normes environ 5 000 € etc. Ici, comme ailleurs, il faut donc établir des priorités : il y a arbitrage avec le maire puis décision du conseil municipal lors du vote du budget. Même si je n’obtiens pas toujours satisfaction, je crois que dans l’ensemble, les bâtiments communaux sont bien entretenus.

Vérification d’une armoire électrique

Vérification d’une armoire électrique

Dans l’immédiat, nous avons lancé un nouvel appel d’offres pour le contrat de nettoyage. C’est toujours une épine dans le pied car nous sommes attentifs au prix et à la qualité des prestations mais la loi obligeant à reprendre les mêmes personnels, les insatisfactions perdurent sans qu’il y ait les résultats attendus en dépit des promesses du prestataire, sauf peut-être à lâcher sur les prix ce qui n’est pas possible.

La loi de 2005 sur le handicap prévoit la mise en conformité pour l’accessibilité des bâtiments et la voirie. Où en sommes-nous ?

Travaux de peinture effectués par le personnel communal.

Travaux de peinture effectués par le personnel communal.

Il s’agit de permettre l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite, malentendantes et malvoyantes. L’ordonnance de 2014 nous fait obligation d’être en règle avant 2023. Après un audit d’expert habilité, nous avons donc adressé notre agenda au Préfet en septembre 2015 ce qui nécessitera un budget de plus de 300 000 € sur les six prochaines années pour les seuls bâtiments.
Si de nombreux accès sont déjà conformes pour les personnes à mobilité réduite, il y a encore beaucoup à faire, notamment pour les mal-entendants et malvoyants. Mais nous ne sommes pas prêts à installer des ascenseurs dans les écoles pour un étage, considérant qu’il y a des solutions alternatives beaucoup moins coûteuses.

Et l’extension du groupe scolaire Jean Jaurès ?
Un projet qui a fait l’objet d’articles dans les colonnes de nos derniers magazines municipaux, un projet dont les enjeux sont divers.
La municipalité a quatre objectifs sur ce projet : agrandir et améliorer l’accueil des deux restaurants scolaires existants (celui de la maternelle et celui de l’élémentaire), créer trois salles pour les activités, accroître le nombre de toilettes, aujourd’hui insuffisant, pour l’école élémentaire et, à terme, regrouper les écoles maternelles Les Peupliers et Jean Jaurès.
Ce regroupement évitera les nombreuses et récurrentes demandes de dérogations, insatisfaites aujourd’hui : les parents qui ont des enfants aux Peupliers et à l’école élémentaire Jaurès, soulignent
la difficulté de les accompagner à la même heure sur deux sites éloignés !
L’avant-projet de cette extension est bouclé depuis six mois et le dossier pour l’obtention des subventions a été transmis à la Région et au Département. Nous croisons les doigts et attendons “patiemment” les réponses…

Quel est votre rôle en qualité de membre de la commission de sécurité ?

La crèche et le complexe sportif sont les structures municipales les plus récentes qui demandent un entretien et une surveillance régulière.


La crèche et le complexe sportif sont les structures municipales les plus récentes qui demandent un entretien et une surveillance régulière.

Les bâtiments publics, comme les établissements recevant du public “E.P.R.”, sont soumis à des contrôles réguliers pour vérifier si les normes obligatoires sont bien respectées.

Une commission composée de personnes désignées par la Préfecture et par des représentants de la mairie est chargée de ces vérifications. Après les visites, nous devons mettre en oeuvre les prescriptions et les recommandations du rapport. Comme les normes évoluent en permanence, il y a toujours de nouveaux travaux à réaliser.

Souvent, ce qui était conforme jusqu’alors ne l’est plus, et il faut s’y plier !

 
 

La crèche et le complexe sportif sont les structures municipales les plus récentes qui demandent un entretien et une surveillance régulière

La crèche et le complexe sportif sont les structures municipales les plus récentes qui demandent un entretien et une surveillance régulière


Vous êtes maire-adjoint depuis 2001, quels enseignements en tirez-vous ?
Mon activité professionnelle m’a formé à être patient, à travailler sans compter, à surveiller l’avancée de tel ou tel chantier, à écouter. En acceptant de rentrer dans l’équipe municipale je mettais mon expérience au service de la ville. J’étais conscient que j’allais consacrer beaucoup de temps dans une commune comme la nôtre où les structures sont réduites.
Le travail n’est pas toujours facile, il faut souvent revoir à la baisse ses objectifs car les contraintes budgétaires sont réelles… mais j’apprécie les bonnes relations que j’ai établies avec les utilisateurs de nos équipements qui formulent des demandes et suggestions même si nous ne pouvons pas toutes les satisfaire pour des raisons évidentes de moyens.